COMPTE-RENDU | Wake Up Your Audience #22 : ocus sur les JO d'hiver 2026
.png)
Jeux Olympiques d’hiver 2026 : 5 temps forts à retenir pour les marques
Les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 ont confirmé une tendance de fond : les grands événements sportifs ne se jouent plus seulement sur le terrain, mais aussi sur les réseaux sociaux. Portés par les performances, les émotions, les coulisses et les prises de parole des athlètes, ces Jeux ont généré une visibilité massive et offert de nombreux enseignements aux marques.
À l’occasion d’un webinaire consacré à l’impact social media de l’événement, plusieurs experts ont partagé leurs analyses et retours d’expérience. Voici les principaux enseignements à retenir.
1. Les Jeux restent une formidable caisse de résonance sur les réseaux sociaux
Premier constat : l’événement a généré un niveau de visibilité considérable sur les plateformes. Les comptes officiels liés aux Jeux ont cumulé des milliers de contenus et une exposition massive, preuve que l’écosystème olympique conserve une puissance de frappe exceptionnelle.
Mais au-delà des chiffres, un point ressort particulièrement : cette visibilité ne repose pas uniquement sur les comptes institutionnels. Elle s’appuie aussi sur un ensemble d’acteurs qui amplifient la conversation : athlètes, fédérations, médias, fans, influenceurs et marques partenaires.
Ce qu’il faut retenir pour les marques : un grand événement sportif ne se limite plus à une présence “officielle”. Sa force réside dans sa capacité à créer un écosystème de contenus et de relais, où chaque prise de parole peut contribuer à la résonance globale.
2. L’émotion, les coulisses et l’insolite restent les formats les plus performants
L’un des enseignements majeurs du webinaire concerne la nature des contenus qui performent le mieux. Ce ne sont pas forcément les contenus les plus institutionnels ou les plus “corporate”, mais ceux qui captent une émotion authentique, un moment de vie ou une scène inattendue.
Réactions des proches en tribune, moments de célébration, immersion dans le village olympique, contenus du quotidien, anecdotes ou séquences plus insolites : ce sont ces formats qui créent le plus d’engagement. Ils rendent l’événement plus humain, plus accessible et plus partageable.
Ce que cela change pour les entreprises : pour émerger, une marque doit penser au-delà du branding pur. Elle doit chercher le bon angle narratif, celui qui permet de s’inscrire dans une émotion collective ou dans une expérience vécue.
3. Les athlètes sont devenus de véritables médias à part entière
Le webinaire a également mis en lumière la montée en puissance du rôle des athlètes sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, leur influence ne se limite plus à leurs résultats sportifs. Leur capacité à raconter leur quotidien, à créer de la proximité et à entretenir une relation directe avec leur communauté devient centrale.
Certains profils se distinguent par leur aptitude à mixer performance, spontanéité et maîtrise des codes des plateformes. Vlogs, contenus lifestyle, coulisses, humour, routines, moments de village olympique : ces formats renforcent leur visibilité et peuvent transformer leur notoriété en quelques jours.
Pour les marques, l’enjeu est clair : choisir un athlète ne revient plus seulement à miser sur un palmarès. Il faut aussi regarder sa capacité à créer du contenu, à porter un récit et à incarner une relation crédible avec une audience.
4. Le sponsoring sportif est plus efficace quand il raconte une histoire
Autre enseignement fort : les marques les plus visibles ne sont pas nécessairement celles qui affichent le plus leur logo, mais celles qui parviennent à créer une activation cohérente avec l’événement.
Le webinaire a montré que les dispositifs les plus intéressants sont ceux qui apportent une expérience, une utilité ou une dimension émotionnelle : animation sur site, contenu immersif, lien avec les supporters, mise en scène du partenariat, activation pensée pour les réseaux sociaux.
Cette logique vaut aussi hors des Jeux. Le retour d’expérience de la Caisse d’Épargne Rhône Alpes illustre bien cette approche : un partenariat ancien avec la Fédération Française de Ski, nourri dans la durée, activé à la fois auprès des clients, des collaborateurs et des communautés de passionnés.
Le message pour les annonceurs : un partenariat sportif fonctionne mieux lorsqu’il s’inscrit dans une stratégie globale, avec des objectifs clairs en matière d’image, de légitimité, de relation client et d’animation de communauté.
5. Le sponsoring évolue vers des logiques plus responsables et plus durables
Enfin, le webinaire a ouvert une réflexion intéressante sur l’avenir du sponsoring sportif. De plus en plus d’entreprises cherchent à dépasser la seule logique de visibilité pour intégrer des critères plus larges : impact social, cohérence avec les engagements de l’entreprise, utilité interne, alignement avec des objectifs ESG.
L’exemple partagé par KPMG est révélateur de cette évolution : ici, le partenariat avec les athlètes n’est pas pensé d’abord comme une vitrine externe, mais comme un levier d’engagement interne, de sensibilisation et de cohésion. L’enjeu n’est plus seulement d’être vu, mais de créer de la valeur pour l’ensemble de l’écosystème de l’entreprise.
Ce qu’il faut retenir : le sponsoring sportif tend à devenir un outil stratégique plus complet, à la croisée de la communication, de la marque employeur, de l’engagement sociétal et de la performance extra-financière.
En conclusion
Les Jeux Olympiques d’hiver 2026 rappellent une chose essentielle : sur les réseaux sociaux, la performance ne suffit plus à elle seule. Ce qui crée de l’impact, c’est la combinaison entre émotion, narration, proximité et cohérence.
Pour les marques, cela implique de penser leurs partenariats sportifs autrement : non comme une simple présence, mais comme un territoire d’expression à activer dans la durée, avec un rôle clair, un récit fort et une vraie utilité pour leurs publics.

